Patrimoine

logo 3Le blason 

Les armes de Saint-Sigismond se blasonnent ainsi : D’azur à deux potences d’argent mouvant des flancs et de la pointe, accompagné de trois étoiles du même disposées en pal et en chef, toujours du même, d’une roue à quatre rais à dextre et d’une lyre à sénestre.

 La Conche (pierre à écraser le blé)

La ConcheL’ensemble des 2 pierres découvert à “Tête Noire” a été treuillé puis sablé avant d’être installé sur la place.

Le grenier

Le grenieLors de la démolition de l’ancienne grange à foin située au pied de l’église, un grenier à blé, gardé secrètement, a trouvé sa place au cœur du village.

Le bassin à la Joux

DSC05138Ce bassin construit en 1893 servait de lavoir puis de point d’eau pour le bétail dans les années passées.

Le bassin situé place du village

DSC05125Ce bassin a été construit en 1909.

Les pompes à bras

DSC05221Une des pompes à bras qui était installée dans le village pour éteindre le feu.

pompe

Pompe à bras de Saint-Sigismond restaurée par l’association Cassandrines.

Cassandrines

Four à pain

DSC05150Il existe toujours des fours à pain qui sont encore opérationnels.

L’Alambic

Alambic

Pour perpétuer une vieille coutume, l’alambic s’installe en janvier à saint-Sigismond.

La chapelle du Chatelard

DSC05749

L’Eglisel'église

L’église de St Sigismond est sans doute le bâtiment qui peut le mieux parler de l’histoire du village, tant pour ses dates de construction, de rénovation, que pour ses échanges animés entre les habitants, les prêtres et les institutions.

Perchée à plus de 900 mètres d’altitude, l’église de Saint-Sigismond présente toutes les caractéristiques de l’art religieux baroque savoyard, l’élément le plus remarquable étant son clocher bulbe. En poussant la porte du monument, le fidèle assiste à une véritable rupture entre l’extérieur, plein de sobriété, et les trois retables, d’une grande richesse.

Les origines de l’église remontent au XIIIe siècle, lorsqu’une paroisse fut érigée par le père Nicod Festie. En 1471, Antoine Noblet prend en charge la rénovation et l’agrandissement du lieu. De cette période gothique ne subsiste que la porte latérale avec ses trois arcs brisés.

De l’époque baroque, XVIIe et XVIIIe siècle subsistent quelques magnifiques éléments, parmi lesquels on peut citer une remarquable statue de Joseph tenant par la main l’enfant Jésus.

En 1823, un jeune curé, Claude Joseph le Rouge, nommé sur la paroisse, y trouve une église en piteux état suite aux sévices de la Révolution de 1792. Avec l’aide financière du riche donateur Sigismond Genève, il entreprend la reconstruction entière de l’église, tout en conservant les pierres appareillées, ce qui explique le mélange des styles de l’église actuelle. Elle est construite sur un plan en croix centré dans le style néoclassique sarde. A travers ses murs, elle nous raconte 800 ans d’histoire, de mémoires et de passions, qui ne demandent qu’à être connus.

sans-titreL’église de St-Sigismond est remarquable pour son ensemble de retables où se mêlent les styles néoclassique et baroque. Elle possède un retable polychrome situé au fond du chœur, entièrement construit en bois de sapin et polychrome, et deux autels latéraux

La grande clocheLa sonnerie est composée de trois cloches. Les deux plus grandes ont été fondues en 1845 par les frères Paccard à Quintal. La cloche 2 est la refonte d’une cloche de 1560, augmentée de 7 quintaux. La petite cloche est la plus mystérieuse. De facture baroque, ses inscriptions ont été limées. Cette cloche, sans doute antérieure à la Révolution, est attribuée à la dynastie des Livremont, originaires de Pontarlier.

Cloche 1 : Frères Paccard, 1845 – 1’700 kg, 143,1cm – Ré Bémol 3 -1
Cloche 2 « Sigismonde » : Frères Paccard, 1845 – 900 kg, 114,6cm – Fa 3 -6
Cloche 3 : Livremont?, XVIIIe? – 400 kg, 88,2cm – La Bémol 3 ±0

L’horloge mécanique, encore en place

L'horloge mécanique, encore en place

La municipalité de St Sigismond a toujours eu à cœur de préserver ce patrimoine singulier, avec, en 1995, la réfection de la toiture et du clocher, et en 1997, la fumigation des retables. En 2005, elle commande aux restauratrices Colette Cossin et Séverine Deletraz une étude précise de l’état des trois retables. Les conclusions du rapport sont alarmantes

• Affaissement du retable principal : déformation de la structure
• Très important problème de perte d’adhésion au niveau des dorures, argentures et polychromie,
• Attaques xylophages actives en plusieurs points.

Suite à ce rapport, le Conseil Municipal décide d’effectuer des travaux de conservation d’urgence, qui se sont déroulés aux mois de novembre et décembre 2005. Ces travaux ont permis de stopper les dégradations avec le refixage des écaillages les plus sensibles, de stabiliser la structure principale, de répertorier et de mettre en sécurité tous les objets démontés.

Les travaux ont été financés par la commune et par le Conseil Général de la Haute-Savoie au titre d’une subvention exceptionnelle.

intérieur de légliseEn 2014, le chauffage a été installé, le système retenu et validé par le comité paroissial de Saint-Sigismond est un chauffage à air diffusé, produit par un générateur d’air fonctionnant avec un brûleur fioul. La chaufferie a été installée au fond de l’église et pour se faire un local technique a été créé à l’entrée ouest du bâtiment.

Cette amélioration a rendu plus facile les célébrations religieuses, notamment en hiver, et a permis de préserver le patrimoine (l’humidité dégradant le mobilier et les peintures).

La commune de St-Sigismond adhère à la Fondation du Patrimoine, dont l’objectif est de promouvoir la sauvegarde et la valorisation du patrimoine de proximité, public et privé.

Le corbillard

DSC05219Lors d’une sépulture, le corbillard, tiré par un cheval, partait de la maison du défunt et les gens suivaient derrière jusqu’à l’église ou le cimetière (Saint-Sigismond possède toujours ce corbillard).