Harmonie


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lyreLes 300 ans de la fanfare est une date importante pour notre village car Claude Joseph BALLALOUD en fut l’investigateur et le créateur. Notre guide du patrimoine, Peggy DUVAL, a eu la lourde tâche de remonter dans l’histoire passionnante et de nous rédiger un condensé sur l’importance de notre musique dans l’histoire de Saint Sigismond.

Naissance de la société de musique Jeanne d’Arc à Saint Sigismond en 1706
Quand on parle de l’histoire de Saint-Sigismond, on parle d’horlogerie ou d’église néoclassique sarde, mais qui aurait pu savoir qu’ici, la première fanfare du Faucigny et de France y avait vu le jour en 1706 (Cluses 1716, Taninges 1836, Châtillon 1921).

Seule, une plaque commémorative placée sur la maison de la famille BALLALOUD à la Corbassière puis sur la mairie nous le rappelle :
Ici naquit Claude Joseph BALLALOUD qui introduisit l’horlogerie et créa la première fanfare du Faucigny en 1706

Au 18ème siècle, comme beaucoup de villages de nos hauteurs, de grandes familles ont fourni leur contingent à l’émigration – Ballaloud _ Genève _ Maniglier – Corbassière _ Puthon. Ces hommes rapportèrent de bonne heure le goût de la musique. La tradition nous apprend qu’un Ballaloud commerçant en Allemagne revient avec un instrument à vent.
C’est en 1706 qu’il créa, avec son ami Victor Maniglier, la première société de musique.

Cette société fit de réels progrès à partir de 1715, à la suite de l’introduction de la technique de la division du travail de l’horlogerie dans la commune. Ce qui amena commerce et industrie où l’amusement n’était le plus souvent que la conséquence de l’aisance. Le 18ème siècle vit aussi la création d’une multitude d’instruments.

Tout allait à merveille jusqu’en 1876…

Création en 1876 de La Lyre Républicaine de Saint Sigismond

L’année 1876 fut une date charnière dans l’histoire de la fanfare. En 1850, la fanfare Jeanne d’Arc adhère à l’association des Musiques du Faucigny et gagne en 1876 le premier prix en division de classement, deuxième section. Le mois d’octobre de cette même année fut moins heureux puisqu’il la vit se dissoudre.

Depuis sa création, la fanfare Jeanne d’Arc était une société musicale catholique constituée de musiciens et de Monsieur le curé. A partir de 1860, après l’annexion des Savoie par la France, les régimes politiques se succédant déstabilisèrent de nombreuses sociétés de musiques dont celle de Saint Sigismond.

Au village, la municipalité reconnaissait l’utilité d’un corps de musique mais préférait que celui-ci soit républicain. C’est en juin 1876 que le Maire demanda l’autorisation de constituer une fanfare municipale.

Le 13 juin, le Préfet se déplaça pour venir écouter les deux fanfares. La fanfare de Monsieur le curé joua les Allobroges, hymne sarde, et la fanfare municipale joua la Marseillaise au grand plaisir de Monsieur le Préfet.
La fanfare municipale, grande gagnante, pris le nom de La Lyre Républicaine, un drapeau y sera élevé. La fanfare du curé subsistera encore quelques années jusqu’à l’union des deux.
Le 15 octobre 1889, le premier règlement de La Lyre est rédigé par le président, Monsieur François Jolivet, en voici un extrait :
Premier article :
“La société a pour but de la culture de l’art musical et de resserrer les liens d’amitiés et de solidarités qui doivent unir leurs membres. La devise est : Union et Fraternité, Organisation et Administration”.

DSC03626Le 20ème siècle
Qui ne connaît pas à Saint Sigismond le bâtiment de la buvette de La Lyre Républicaine ?

Depuis le 1er avril 1920, les musiciens avaient pris l’habitude de se réunir dans la maison de Monsieur Cordier sur la place du village pour répéter. En mars 1934, le président de la fanfare, Monsieur Tochon décide de créer une école de musique, un lieu commun à tous ou chacun pouvait apprendre le solfège convenablement, et où les heures des présences étaient obligatoires. Car dans le village, la musique c’est sérieux, on comptait à peu près 45 musicien cette même année.

Certain d’entre eux faisaient leur service militaire dans la fanfare de  l’armée. Malheureusement, au fil des années, le nombre de musiciens chuta alors on compléta le règlement d’un nouvel article : les femmes furent admises au sein de la fanfare.
La première femme qui eu l’honneur d’incorporer le groupe fut Madame Eliane Bétemps en 1972, et il y en eu d’autres par la suite puisqu’en 1974, la fanfare “L’Echo des deux Vallées” de Châtillon fondée en 1921 par Claudius Métral rejoignit celle de Saint Sigismond.

Depuis 1974, elle eut pendant de nombreuses années un président fidèle et toujours dévoué, Monsieur Yves RAPHET et à ce jour Valérie MALJEAN. Les trois chefs qui se sont succédés : Monsieur Théophile BAUD, Monsieur GRANGER et Monsieur Vincent KAMER.

Le dynamisme et la bonne ambiance des deux corps de musique leur permettent de participer régulièrement à de nombreuses manifestations comme la fête de la musique, les vieilles casquettes, les musiques du Faucigny…

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